Terry Ozanne
Résumé : La féminisation des sapeurs-pompiers est tardive. Jusque dans les années 1970, les femmes ne peuvent pas être intégrées aux corps des sapeurs-pompiers, tant volontaires que professionnels. Cependant, malgré cette exclusion officielle, des femmes œuvrent aux côtés des soldats du feu : elles forment les chaînes de seaux d’eau lors des incendies ou participent aux brancardages. Néanmoins, leur rôle est limité à des actions symboliques et de soutien, invisibilisées par les actes héroïques des pompiers. Ces derniers incarnent l’idéal de l’homme fort, sportif, courageux et obéissant tandis que la femme est perçue comme en détresse, vulnérable et en proie aux émotions face au feu. Ces représentations ont justifié l’exclusion « du sexe faible ». Mais le 25 octobre 1976, le décret n° 76-1007 reconnaît officiellement que « les corps des sapeurs-pompiers communaux peuvent être composés de personnels tant masculins que féminins ». Cette disposition engendre des résistances et des transformations de l’identité professionnelle, historiquement construite à partir de représentations physiques et morales genrées. L’incorporation se révèle difficile, nécessitant une évolution des pratiques, des mentalités et des représentations de la communauté des sapeurs-pompiers.
The feminization of the fire service came relatively late. Until 1976, women were not allowed to join fire brigades, whether as volunteers or professionals. However, despite this official exclusion, women still worked alongside firemen: they formed bucket chains during fires and assisted with stretcher-bearing. Nevertheless, their role was limited to symbolic and supportive actions, overshadowed by the heroic acts of firemen. For several decades, the firemen embodied the ideal of the strong, athletic, courageous, and obedient man, whereas women were perceived as distressed, vulnerable, and overwhelmed by emotion in the face of fire. These representations justified the exclusion of the so-called “weaker sex”. However, on October 25, 1976, Decree No. 76-1007 officially recognized that “municipal fire brigades may be composed of both male and female personnel.” This provision gave rise to resistance as well as to transformations in professional identity, historically constructed upon gendered physical and moral representations. Integration proved challenging, requiring changes in practices, mentalities, and representations within the firefighting community.
Auteur : Terry OZANNE est doctorant en troisième année d’histoire contemporaine au sein du laboratoire UMR Héritages 9022 : Culture/s, Patrimoine/s, Création/s, une unité mixte de recherche portée par CY Cergy Paris Université, le CNRS et le ministère de la Culture. Sous la direction de Jean-Claude LESCURE, sa thèse, intitulée Du Feu à la Fête. Être sapeur-pompier dans la Seine-et-Oise et le Val-d’Oise de 1870 à 2002, étudie l’évolution du rôle social, des identités et des représentations des sapeurs-pompiers au cours d’une période marquée par l’institutionnalisation de l’activité, la structuration administrative et l’évolution des missions.
Introduction :
Dans l’imaginaire collectif, le pompier est représenté comme un homme courageux, affrontant le feu pour sauver femmes et enfants. Cette image traditionnelle masque la diversité des réalités que recouvre l’activité. Cet article propose d’interroger une lacune de l’historiographie : les femmes et les sapeurs-pompiers au cours du XXe siècle. L’analyse portera sur les corps civils, excluant ceux de Paris et de Marseille, en raison des spécificités statutaires, organisationnelles et historiques de ces deux corps militaires.
Le XXᵉ siècle est marqué par des transformations majeures du monde des pompiers. Organisée quasi exclusivement pour la lutte contre l’incendie, l’activité, rare, repose majoritairement sur les engagements volontaires. Au fil du siècle, l’essor du secourisme entraîne une croissance du nombre d’interventions. Dans ce contexte, les corps de sapeurs-pompiers s’ouvrent aux femmes au cours des années 1970[1].
Pourtant, l’historiographie sur ce processus demeure limitée. Les travaux consacrés à l’histoire des pompiers, rédigés en grande partie par des hommes issus de la profession, ne mentionnent pas cette féminisation[2] ou seulement le décret d’intégration[3] et de rares statistiques[4]. Quelques universitaires, majoritairement sociologues, se sont intéressés seulement aux résistances à l’intégration féminine depuis 1976[5]. Or, l’intégration des femmes entraîne une mutation des représentations et de l’identité du sapeur-pompier, qu’il est nécessaire d’analyser. De plus, la féminisation des sapeurs-pompiers nécessite une mise en contexte avec celle d’autres professions historiquement masculines. En effet, la féminisation des métiers, et plus spécifiquement des professions historiquement genrées comme la police, l’armée ou la gendarmerie, a été analysée par de nombreuses études, montrant les tensions et les lentes avancées provoquées par des identités professionnelles genrées et des représentations traditionnellement masculines. Les mécanismes d’exclusion des professionnels envers les nouvelles recrues et les ripostes de ces dernières ont été le sujet de travaux sociologiques et historiques[6].
Afin d’étudier ces phénomènes dans les rangs des sapeurs-pompiers, cette étude s’appuie sur diverses sources issues d’entretiens, de la presse, de journaux corporatifs, de correspondances administratives, de travaux parlementaires et de documents produits par les pompiers. Néanmoins, les témoignages de l’action féminine restent rares, en raison de leur inclusion tardive, des représentations genrées du métier, des discriminations et une mise en récit écrite de l’expérience pompier peu développée. Il est nécessaire de compulser un grand nombre d’archives pour analyser les silences, les implicites et trouver de rares mentions. Alors, l’étude de l’incorporation et des représentations des femmes dans le monde des pompiers recouvre un ensemble de problématiques particulièrement vastes. Si cet article s’attache à en proposer une première analyse, ces questions appellent à des approfondissements ultérieurs.
I. Une activité traditionnellement masculine
Au XIXᵉ siècle, la création des compagnies de pompiers, placées sous l’autorité de la Garde nationale, provoque une exclusion des femmes dans la lutte contre l’incendie. Seuls les hommes ayant effectué leur service militaire peuvent s’engager[7]. Ils intègrent, perpétuent et exaltent des valeurs militaro-viriles apprises lors de la conscription[8]. L’emploi de cantinière dans les compagnies de pompier est abandonné[9]. Alors, les femmes sont reléguées au ravitaillement, avec le reste des badauds non instruits au maniement de la pompe[10].
Sous la IIIe République, après la dissolution de la Garde nationale en 1871, les valeurs militaro-viriles perdurent et se renforcent. Les compagnies de sapeurs-pompiers sont des associations de sociabilité regroupant des hommes promouvant la force, le courage, la rudesse, l’endurance, le contrôle de soi et la séduction[11]. Dans les chansons créées pour vanter les compagnies locales, un des pompiers est souvent présenté comme un séducteur, qui « allum’le feu dans tous les cœurs, avec ses moustaches conquérantes »[12]. Être un pompier est une distinction sociale, affichée et louée lors des fêtes communales, mettant en scène une virilité triomphante[13]. Cette représentation est élaborée en opposition à l’image de la femme charmante applaudie pendant les banquets des pompiers qui « contrebalance avec le vilain sexe barbu »[14] et qui « rehausse l’éclat de cette fête toute familiale »[15]. Mais depuis plusieurs siècles, face aux flammes, les femmes sont souvent dépeintes comme en détresse et apeurées, nécessitant leur sauvetage par les héros du feu, comme dans ce récit populaire d’incendie de Victor Hugo :
Les femmes s’épouvantaient, les enfants pleuraient ; les paysans, réveillés par le tocsin, accouraient de la montagne avec leurs grands chapeaux ruisselant d’eau et leurs seaux de cuir à la main.[16]
Les rares mises en scène de pompière en France, notamment dans les cartes postales[17], et les quelques tentatives à l’étranger sont tournées en dérision par la presse française, en mobilisant des critiques fondées sur les représentations genrées du féminin :
Un journal d’assurance allemand assure que dans certaines localités de la Finlande, une brigade d’incendie de femmes a été établie. […] Il a démontré la supériorité des femmes sur les hommes comme pompiers. Malgré toute l’admiration que nous portons au beau sexe, nous confessons notre doute sur ce point.[18]
Dès lors, l’engagement féminin dans les subdivisions françaises est impossible, confirmé par les législations successives[19]. Pendant la Première Guerre mondiale, malgré le manque d’effectifs, les femmes françaises restent cantonnées au ravitaillement[20], contrairement aux Anglaises[21]. Pendant l’entre-deux-guerres, la situation des femmes n’évolue pas.
Des mutations importantes dans les années 1950 et 1960 mettent en cause l’exclusion féminine. À cette époque, les femmes conservent un rôle de soutien salué uniquement dans l’intimité, situation comparable aux femmes d’ambulanciers[22]. En de rares cas exceptionnels, elles peuvent seulement assurer le transport de blessés et malades. Mais la professionnalisation, la bureaucratisation et l’augmentation du nombre d’interventions ouvrent de nouveaux postes pour les femmes, comme celui de dactylographes[23]. Ainsi, la division traditionnelle du travail est respectée : les hommes usent de leur force au péril de leur vie et les femmes demeurent éloignées du risque et du travail physique[24]. Aussi, pendant l’entre-deux-guerres, les missions des pompiers évoluent, par l’avènement du secourisme. Ils bénéficient des savoirs et du concours des infirmières[25]. De plus, l’image du soldat du feu se détache lentement du modèle militaro-viril historique. Mais, malgré ces évolutions, l’exclusion des femmes dans les rangs actifs reste une évidence pour les autorités et pour les sapeurs-pompiers, comme dans le document ci-dessous.
Archives communales de Beaumont-sur-Oise, sans cote. Sapeurs-pompiers. Déclaration d’accident de W. le 19/02/1956.
II. Une féminisation lente et conflictuelle à la fin du XXe siècle
En 1973, en Seine-Maritime, Françoise MABILLE demande son incorporation dans le corps de sapeurs-pompiers volontaires de Barentin[26]. Le maire accepte et transmet l’admission au ministre de l’Intérieur. Le sujet suscite un grand intérêt dans la presse, montrant une transgression des rapports sociaux. En effet, semblable aux premières femmes dans la police, étudiées par Geneviève PRUVOST, cette féminisation est mise en intrigue pour « imprimer la mutation durablement dans le monde social »[27]. Après plusieurs discussions, le gouvernement autorise les engagements volontaires féminins, mais précise que la législation doit être modifiée pour les postes de professionnel. Finalement, après réflexions et hésitations, le décret n°76-1007 du 25 octobre 1976 rend possible le recrutement des femmes, sans quota, contrairement à la police[28]. Surtout, elles peuvent assurer toutes les missions, du secourisme à la lutte contre l’incendie, à l’inverse de la plupart des autres pays. Les législateurs soulignent :
Des filles et des épouses de sapeurs-pompiers participent déjà au relevage et au transport des blessés de la route et interviennent parfois pour assurer le premier départ de véhicules de lutte contre l’incendie.[29]
Mais, contrairement à ce que suggèrent l’historiographie dominante[30] et la presse[31], la féminisation de l’activité n’est pas seulement due à la demande de Françoise MABILLE, malgré son rôle essentiel et moteur. Depuis 1968, certaines femmes formées au secourisme veulent intégrer les corps de sapeurs-pompiers, essuyant le refus de la corporation et de l’État[32], en dépit d’un manque de volontaires[33]. Aussi, une autre femme, Gilberte POTHIN, est déjà engagée depuis 1970 dans un corps de pompier de la Réunion, mais elle n’a jamais eu la même reconnaissance officielle que son homologue métropolitaine[34]. Également, dès 1971, des femmes peuvent être nommées médecins ou pharmaciennes pompières[35], mais restent éloignées du feu. De plus, hors du monde pompier, cette décennie voit s’ouvrir plusieurs professions à la mixité[36].
Mais, après la publication du décret, l’intégration féminine est difficile. En 1978, sur les 220 000 pompiers, seulement 4 professionnelles et 159 volontaires sont des femmes[37]. Certains pompiers voient la féminisation comme une incursion imposée dans un monde traditionnellement masculin, mettant en place des stratégies d’exclusion. Les locaux sont souvent inadaptés par l’absence de douches et de chambres pour les pompières[38]. L’uniforme adopté est masculin[39], cachant les signes visibles de féminité, « illustrant le peu d’investissement consenti par l’institution pour réellement inclure les femmes », à l’instar de l’armée[40]. L’administration constate que des candidates admises aux concours professionnels ne sont pas incorporées, résultant d’un refus du chef de centre ou du maire[41]. Des moqueries et discriminations persistent[42].
Cette exclusion ne relève pas uniquement de contraintes institutionnelles. Pour justifier ces discriminations, des pompiers critiquent les barèmes sexués différenciés des tests de recrutement alors que la lutte contre l’incendie fait fi du sexe du sauveteur[43]. De même, les capacités féminines sont remises en cause par des représentations stéréotypées faisant référence à des différences physiologiques et physiques[44], rappelant des argumentaires déjà relevés au sein de l’armée[45]. Certains pompiers refusent l’incorporation féminine et tandis que d’autres acceptent seulement s’il existe une division sexuelle du travail : les femmes devraient réaliser uniquement les interventions de secourisme, en lien avec les fonctions considérées comme naturellement dévolues aux femmes. Ils se justifient en exposant un manque de force et en valorisant un instinct maternel inné, facilitant le contact avec les victimes, relevant de la logique du care[46]. Alors, les hommes conserveraient la mission la plus valorisée et héroïsée, la lutte contre les incendies[47], renforçant les relations genrées asymétriques. Ces répartitions sexuées du travail ne sont pas sans rappeler la division genrée des spécialités persistant au sein de l’armée de terre[48] ou de la police[49].
Aussi, les représentations de pompier relayées par les médias demeurent masculines et attachées à l’incendie, malgré la féminisation des effectifs. Les jouets de pompiers sont souvent offerts aux jeunes garçons, participant à une socialisation juvénile conforme aux attentes sociales liées aux deux sexes[50]. Ainsi, les années 1970 et 1980 sont une période d’affirmation de la virilité des pompiers, qui voient leur monde se transformer. Le processus de féminisation participe ainsi à une reconfiguration inégalitaire plutôt qu’à une véritable dégenrisation de l’activité.
Les années 1990 sont marquées par une lente intégration des femmes dans les casernes, notamment par le départ des anciennes générations. Les plus jeunes acceptent davantage les pompières, sous condition de faire leurs preuves, en « dépassant le genre »[51]. Mais les autorités constatent que l’activité peine toujours à séduire les femmes, qui craignent de ne pas satisfaire aux attentes physiques et morales, ainsi que de faire face aux stigmatisations[52]. En 2003, les femmes représentent 6 % des 220 000 pompiers français[53]. En comparaison avec d’autres métiers traditionnellement masculins, comme l’armée ou la police, la féminisation des corps de sapeurs-pompiers est à la fois, plus tardive, plus faible et plus lente[54].
Conclusion :
L’étude de la féminisation des sapeurs-pompiers met en lumière le poids des représentations genrées dans cette activité traditionnellement masculine, résultant en des tensions et des lenteurs à l’intégration féminine. Cette dernière ne marque pas une disparition des normes viriles, mais leur recomposition, révélant la persistance de rapports de genre asymétriques au sein d’une institution en mutation, notamment avant les années 1990. Aujourd’hui, les femmes sont plus nombreuses[55] et mieux intégrées, grâce à des projets visant à faciliter leur engagement. Symbole de cette évolution, depuis 2015, les tenues d’intervention sont peu à peu adaptées aux mensurations féminines[56].
Pour autant, le terme de « sapeuse-pompière » a longtemps été interdit par la corporation, le ministre de l’Intérieur[57] et l’Académie française, tout comme la féminisation des grades (comme « sergente » ou « lieutenante »)[58]. Dans le langage courant, les mots de pompière ou sapeuse se cantonnent à une moquerie ou une insulte[59]. Finalement, après de vifs débats, la féminisation des grades et de la désignation a été officialisée à la fin des années 2010[60]. Mais, l’usage du terme « sapeuse-pompière » peine à se populariser. Ces évolutions montrent que la féminisation des corps de sapeurs-pompiers est un processus institutionnel, culturel et genré soumis à des tensions entre sociabilité masculine, valeurs viriles, représentations genrées, intégration et modernisation.
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[1] La féminisation peut être définie comme l’augmentation de la proportion des femmes au sein d’une profession ainsi que l’atténuation des caractères virils.
[2] Roland ANDRE, L’histoire des sapeurs-pompiers. Sauver ou périr, courage et dévouement, Saint-Cyr-sur-Loire, Alan Sutton, 2011, 188 p.
[3] Joan DEVILLE, Le monde des pompiers. Histoire, engagement, matériel et bravoure des soldats du feu, Paris, Novedit, 2015, p.192
[4] Philippe CART-TANNEUR, Jean-Claude LESLANG, Sapeurs-Pompiers de France, Paris, B.I.P. Solo, 2008, p.178.
[5] Roland PFEFFERKORN, « Des femmes chez les sapeurs-pompiers », Cahiers du genre, Paris, l’Harmattan, vo.40, 2006, p. 203-230. Anthony SALGADO, La place des femmes chez les sapeurs-pompiers de l’Aube. Gestion et management, Mémoire de master, Reims, Université de Reims Champagne-Ardenne, 2014, 71 p. Romain PUDAL, Retour de flammes. Les pompiers, des héros fatigués ?, Paris, La Découverte, 2016, 180 p.
[6] Voir notamment les travaux d’Eleonora ELGUEZABAL, Geneviève PRUVOST, Sylvie SCHWEITZER, Valérie BOUSSARD, Juliette RENNES, Camille BOUTRON et Claude WEBER.
[7] Les très rares exceptions d’intégration féminine concernent des compagnies communales. Raymond Fillaut, Des combattants du feu aux techniciens du risque, Rennes, Amicale des sapeurs-pompiers de Rennes, 1999, p.253
[8] Les valeurs militaro-viriles peuvent être définies comme l’association des valeurs du monde militaire à la notion de virilité, comprise au XIXe siècle comme l’accomplissement des vertus masculines (force, énergie, courage) ou de certains comportements considérés comme relevant du masculin (brutalité, grivoiserie, honneur). Mathieu MARLY, « L’armée rend-elle viril ? Réflexions sur le “modèle militaro-viril” à la fin du XIXe siècle » Clio. Femmes, Genre, Histoire, Paris, Belin, n° 47, 2018, p.231
[9] Hubert LUSSIER, Les Sapeurs-Pompiers au XIXe, associations volontaires en milieu populaire, Paris, l’Harmattan, 1987, p.151
[10] Jacques BURY, Des villes à l’épreuve du feu ? Autorités publiques, pompiers, policiers et gendarmes face à l’incendie au XIXe siècle, Thèse pour le doctorat, Paris, Sorbonne université, 2001, p.45 et p.284
[11] Mathieu MARLY, « Les casernes de la Troisième République étaient-elles des écoles de vertus masculines ? (1872-1914) » dans Ivan JABLONKA (dir.), Histoire de l’éducation. L’apprentissage du masculin, Lyon, ENS Éditions, 2024, p.136.
[12] Archives communales d’Éragny 3 h 1, musique de la Sainte-Barbe de 1932 sur le pompier d’Éragny. Antonin Louis, Les pompiers de Nanterre, 1868 dans Robert CORNAILLE, Les pompiers de Nanterre, Nanterre, Société d’histoire de Nanterre, 2004, p.124 (musique populaire souvent jouée et reprise au cours du XIXe et XXe siècle)
[13] Michelle PERROT, Les femmes ou Les silences de l’histoire, Paris, Flammarion, 2020 [1998], p. 413.
[14] Le Progrès-de-Seine-et-Oise, numéro 1154, 15/12/1906.
[15] La tribune de Seine-et-Oise, numéro 1549, 15/12/1923.
[16] Victor HUGO, « Lettre XIX. Feuer, Feuer », Le Rhin, lettres à un ami, Paris, Hetzel, 1906 [1842], p. 148
[17] Juliette RENNES, Femmes en métiers d’hommes, Saint-Pourçain-sur-Sioule, Bleu autour, 2013, p.22
[18] Moniteur des sapeurs-pompiers du 5/09/1896. « Les pompiers féminins ».
[19] Article 7 du décret du 29/12/1875 portant règlement d’administration publique sur l’organisation des corps de Sapeurs-Pompiers, du décret du 10/11/1903 et du décret du 13/08/1925.
[20] Le Progrès-de-Seine-et-Oise, numéro 197 du 21/06/1919.
[21] Bibliothèque nationale de France, EI-13 485, « Les femmes pompières en Angleterre », 1916, Agence Rol.
[22] Charles-Antoine WANECQ, « Entre le transporteur et l’infirmière : conflits de genre autour de la définition d’un care ambulancier (1939-1973) », Clio. Femmes, Genre, Histoire, Paris, Belin, n° 49, 2019, p.126.
[23] ADVO 2659W1. Commission administrative du service départemental d’incendie et de secours du 21/11/1967.
[24] Françoise BATTAGLIOLA, Histoire du travail des femmes, Paris, La découverte, 2008 [2000], p. 62-63
[25] Lors d’une manœuvre, la réanimation a été exécutée par des spécialistes féminines. Revue de l’union départementale de Seine-et-Oise, n° 45, 1959.
[26] Françoise MABILLE, Première femme pompier de France, Pavilly, S-Active, 2026, p.43
[27] Geneviève PRUVOST, « Introduction », De la « sergote » à la femme flic : Une autre histoire de l’institution policière (1935-2005), Paris, La Découverte, 2008 [en ligne, consulté le 22/11/2024]
[28] Sylvie SCHWEITZER, Femmes de pouvoir. Une histoire de l’égalité professionnelle en Europe (XIXe-XXIe siècle), Paris, Payot, 2010, p.98.
[29] Circulaire du 15/11/1976 n° 76-524.
[30] Portée par des hommes issus du métier, cités en partie dans l’introduction.
[31] « La première femme pompier », Paris Match, n° 3561, 11/08/2017 ; « On a retrouvé Françoise Mabille, la première femme pompier de France [archive] », INA Société, 3/08/2025, [en ligne, consulté le 30/12/2025]
[32] J. DEVILLE, op. cit.
[33] R. PUDAL, op. cit. p.80
[34] Nicolas FOLIOT (dir.), Histoire des sapeurs-pompiers de la Réunion, Saint-Denis, Orphie, 2024, p. 248
[35] Christophe RENIAUD, Les sapeurs-pompiers un grand corps malade ? La fin des secours « gratuits » pour tous en 13 minutes : problématique et enjeux de l’engagement volontaire et de la coopération entre sapeurs-pompiers volontaires et sapeurs-pompiers salariés, Thèse pour le doctorat, Lyon, Université de Lyon, 2021, p.51
[36] Guy THUILLIER, Les femmes dans l’administration depuis 1900, Paris, Presses universitaires de France, 1988, p.98
[37] L. BLANCHE, op. cit. p.28
[38] « On a retrouvé Françoise Mabille, la première femme pompier de France [archive] », art. cit.
[39] Arrêté du 3/07/1979 réglementant les tenues d’uniforme des sapeurs-pompiers féminins.
[40] Camille BOUTRON, Claude WEBER, « La féminisation des armées françaises : entre volontarisme institutionnel et résistances internes », Travail, genre et sociétés, Paris, La Découverte, n° 47, 2022, p.47
[41] UNION DEPARTEMENTAL DES SAPEURS-POMPIERS DE L’ESSONNE, « Femmes pompiers, un futur historique, [en ligne, consulté le 22/12/2024]
[42] R. PUDAL, op. cit. p.69
[43] Loïc BLANCHE, Frank BLANCHET, Erwan GANNE, Laurent PELLET, La féminisation des effectifs sapeurs-pompiers, un nouveau regard, un vrai défi, Aix-en-Provence,mémoire pour l’emploi de chef de groupement, ENSOSP, 2017, p.11
[44] Nicky LE FEUVRE et Cécile GUILLAUME. « Les processus de féminisation au travail : entre différenciation, assimilation et « dépassement du genre », Sociologies pratiques, Paris, Presses de Sciences Po, 2007, n° 14, p. 12-13
[45] C. BOUTRON, op. cit. p. 46.
[46] C.-A. WANECQ, op. cit. p.119
[47] Coreen Mackay YARNAL, Lorraine DOWLER, Susan HUTCHINSON, « Don’t Let the Bastards See you Sweat: Masculinity, Public and Private Space, and the Volunteer Firehouse. Environment and Planning », Economy and Space, Thousand Oaks Sage, n°36, 2004, p.690
[48] Mathias THURA, « La persistance d’une féminisation par les marges : le cas de l’Armée de terre française », Actes du colloque du mercredi 8 mars 2017 — Femmes militaires, et maintenant ?, Paris, Les Cahiers de la Revue Défense Nationale, 2017 p. 23-24.
[49] G. PRUVOST, op. cit.
[50] M. THURA, op. cit.
[51] N. LE FEUVRE, art. cit. p.12
[52] Luc FERRY, Rapport de la commission « ambition volontariat » pour le ministre de l’Intérieur, 2009, p.10
[53] R. PFEFFERKORN, art. cit. p.204
[54] L. FERRY, op. cit., p.20
[55] Carte du taux de sapeurs-pompiers féminins en France en 2016, INSIS.
[56] Arrêté du 8/04/2015 de la Direction générale de la sécurité civile et de la gestion des crises.
[57] Réponse du ministre de l’Intérieur à la question écrite d’un député de Loire-Atlantique (n° 8675 du 25-01-1982).
[58] Stéphane LEMBRE, « Le genre des métiers », Encyclopédie d’histoire numérique de l’Europe [en ligne, consulté le 06/01/2026]
[59] Anne-Marie HOUDEBINE-GRAVAUD, « De la féminisation des noms », La féminisation des noms de métiers. En français et dans d’autres langues, Paris, L’Harmattan, 1998, p. 35
[60] Arrêté du 8/04/2015 de la Direction générale de la sécurité civile et de la gestion des crises.
